Un rapport du comité parlementaire confirme que la fermeture des centres de recherche agricole menace des emplois, les fermes et la sécurité alimentaire

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Ottawa, le 7 mai 2026 — Selon le Syndicat de l’Agriculture, un nouveau rapport du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire confirme ce que les agriculteurs et les communautés de tout le Canada affirment depuis des mois : la fermeture prévue de sept centres de recherche agricole fédéraux causera un dommage irréparable aux travailleurs et travailleuses, aux agriculteurs, à la sécurité alimentaire et à la capacité du Canada à faire face au changement climatique.

Dans son rapport publié hier, intitulé « La science dans l’agriculture canadienne et la fermeture des centres de recherche », le comité demande à l’unanimité au gouvernement fédéral de suspendre et d’annuler les fermetures prévues des centres de recherche et des fermes expérimentales d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), avertissant que ces coupes risquent de porter un dommage irréparable aux capacités du Canada en matière de sciences agricoles.

« Ce rapport confirme ce que vivent nos membres sur le terrain », a déclaré Milton Dyck, président national du Syndicat de l’Agriculture, qui représente 2 500 employés d’AAC. « Les scientifiques et le personnel technique de première ligne n’ont cessé d’alerter le gouvernement sur le fait que ces fermetures interrompraient les filières de recherche, détruiraient des données irremplaçables et videraient les communautés rurales de leur substance. La science alimentaire est une infrastructure essentielle — et on ne coupe pas les postes de ceux et celles qui garantissent la sécurité et la durabilité de notre alimentation. L’étude du comité confirme désormais que ces préoccupations sont largement partagées et recommande des mesures pour prévenir les dommages qui seront causés par ces fermetures inutiles. »

Le syndicat exhorte le gouvernement à mettre en œuvre la recommandation du rapport d’empêcher la fermeture des centres d’AAC avant le 23 mai, date à laquelle les employés de ces centres risquent d’être licenciés.

La commission a entendu le témoignage de Patrick St-Georges, vice-président national du Syndicat de l’Agriculture, ainsi que celui de 26 autres scientifiques, producteurs, représentants municipaux et députés provinciaux. Le rapport conclut que la recherche agricole publique génère des retombées économiques exceptionnelles qui ne peuvent être simplement remplacées par les universités ou le secteur privé. Le rapport met en évidence les risques sérieux qui pèsent sur la recherche en matière de santé des sols, de développement des semences, de fourrage et d’élevage, ainsi que sur l’agriculture biologique et régénérative — des domaines où une science de terrain à long terme et spécifique à chaque région est essentielle.

« Il ne s’agit pas là de lignes budgétaires abstraites », a ajouté M. Dyck. « Nous parlons ici de centaines d’emplois de qualité dans des communautés isolées, de décennies d’expertise et de recherche scientifique d’intérêt public sur laquelle les agriculteurs comptent chaque jour. Quand on ferme une ferme de recherche, c’est bien plus que fermer ses portes : c’est perdre un siècle de science et de savoir-faire agricoles que le Canada ne pourra jamais récupérer. »

Le Syndicat de l’Agriculture se félicite tout particulièrement de la recommandation du Comité invitant le gouvernement à reconsidérer sa décision de fermer le laboratoire d’analyse des allergènes alimentaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) situé à Longueuil, Québec. Le laboratoire devait fermer ses portes à la fin du mois d’avril, mais le gouvernement a récemment annoncé son intention de reporter la fermeture jusqu’en 2028. Le syndicat représente également 4 000 travailleurs de l’ACIA, dont 10 au laboratoire de Longueuil qui risquent de perdre leur emploi.

Le comité a formulé 20 recommandations, notamment celles visant à reconnaître l’agriculture et l’agroalimentaire comme un secteur stratégique lié à la sécurité nationale, à maintenir des capacités de recherche réparties sur l’ensemble du territoire, à protéger les chercheurs de terrain et à élaborer une stratégie nationale en matière de recherche et d’innovation agricoles.

« Ce rapport constitue une feuille de route claire pour le gouvernement », a déclaré M. Dyck. « Le message est simple : suspendre les fermetures, écouter les travailleurs et travailleuses, et investir dans la recherche agricole publique. Ne pas le faire reviendrait à mettre en péril le système alimentaire canadien — et l’avenir des communautés rurales. Les coupes budgétaires d’aujourd’hui se traduiront par une insécurité alimentaire demain. »

Le Syndicat de l’Agriculture demande au gouvernement fédéral de réagir immédiatement aux recommandations de la commission et de dialoguer directement avec le syndicat et les autres parties prenantes avant que d’autres décisions irréversibles ne soient prises.

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