Le 26 février, 2026, notre premier vice-président exécutif national, Patrick St-Georges, a témoigné devant le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
Le comité étudie actuellement les répercussions de la fermeture annoncée de huit stations et sous-stations de recherche agricole à travers le pays, des compressions auxquelles nous nous opposons fermement.
Le témoignage de Patrick a notamment porté sur la fermeture du Centre de recherche et de développement du Québec. Le CRDQ mène des recherches uniques sur l’agriculture dans les climats froids et humides, et sa fermeture pourrait avoir de graves répercussions sur la productivité, la durabilité et la performance environnementale de l’agriculture canadienne.
Patrick était également accompagné d’un panel composé de Sébastien Paquette, VPER de AFPC-Québec, la mairesse de Lacombe, Alberta Thalia Hibbs, et de John Ireland, le préfet du comté de Lacombe. Ensemble, ils ont clairement exposé les répercussions dévastatrices que ces compressions budgétaires imposées à Agriculture et Agroalimentaire Canada auront à travers le pays. C’est un message que le gouvernement ne peut ignorer, et ce n’est que le début de notre combat pour mettre fin à ces compressions.
Texte intégral du témoignage
Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les membres du comité,
Je m’appelle Patrick St-Georges et je suis le premier vice-président exécutif national du Syndicat de l’Agriculture, qui représente environ 2 500 employés d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à travers le pays. Nous pensons que les récentes coupes budgétaires imposées à l’AAFC auront de graves conséquences négatives pour l’agriculture canadienne pendant des décennies.
Nos 494 membres touchés occupent des postes de techniciens de laboratoire et de serre, d’agents d’entretien des terrains et des installations, d’administrateurs, et d’autres fonctions essentielles au soutien des agriculteurs canadiens, à l’innovation agricole et à la recherche. Parmi les fermetures proposées, celle du Centre de recherche et développement du Québec, ainsi que de son sous-centre à Saint-Augustin, se distingue comme une décision aux conséquences profondes et très préoccupantes.
Ce centre est l’un des rares pôles de recherche fédéraux qui se consacre explicitement à la compréhension des systèmes agricoles dans les climats froids et humides. Les recherches menées au centre du Québec soutiennent directement l’agriculture dans ces environnements en mettant l’accent sur la productivité, la durabilité et la performance environnementale.
La recherche dans les agro-écosystèmes froids et humides repose sur des essais à long terme, des espèces fourragères spécifiques à la région et des décennies de données scientifiques accumulées. Lorsque le gouvernement fédéral ferme un site comme celui-ci, cet héritage de recherche n’est pas transférable. Le mandat du CRD de Québec comprend le développement de systèmes fourragers pérennes conçus pour améliorer la performance environnementale tout en maintenant ou en améliorant la productivité, un travail essentiel pour réduire les émissions, améliorer la santé des sols et soutenir une agriculture à faibles intrants.
La fermeture du CRD de Québec entravera l’innovation dans le secteur bovin, affaiblira notre capacité de recherche sur le fourrage et supprimera un pilier de l’expertise scientifique en matière d’agriculture dans les régions froides et humides.
Nous demandons au gouvernement de reconsidérer ses compressions budgétaires à AAC avant que les dommages causés aux agriculteurs canadiens, à l’économie canadienne et à notre environnement ne deviennent irréversibles.
Merci.
