Vérité, réconciliation et la souvraineté alimentaire

Le 30 septembre est la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada, également connue sous le nom de Journée du t-shirt orange. C’est l’occasion d’honorer les survivants des pensionnats, de se souvenir de ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux et de réfléchir à l’histoire des Premières Nations, des Inuits et des Métis. C’est aussi un appel à apprendre, à écouter et à se montrer solidaire des communautés autochtones dans leur lutte continue contre les effets persistants de la colonisation.

Une cérémonie pour la Journée nationale de la vérité et réconciliation en 2023 à Huntsville, ON. Photo: Maksim Sokolov (Creative Commons)

Le Syndicat de l’Agriculture reconnaît que nos membres travaillent, vivent et se divertissent sur les terres de nombreux peuples autochtones à travers l’île de la Tortue, et nous sommes reconnaissants envers les gardiens et les protecteurs de ces terres qui se battent pour un avenir avec de l’air pur, de l’eau propre et des sources alimentaires durables. De plus, nous reconnaissons que le déplacement forcé des peuples autochtones vers des réserves, la famine dans les pensionnats et la restriction des droits de chasse et de pêche des Autochtones ont eu des répercussions durables sur la sécurité alimentaire et le bien-être des Autochtones.

Nous encourageons les membres du Syndicat de l’Agriculture à lire les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, à prendre connaissance du suivi des appels à l’action, et à demander à leur député de prendre des mesures plus fermes pour mettre en œuvre ces engagements. De plus, nous encourageons tout le monde à participer à un événement ou à une action dans le cadre de la Journée du t-shirt orange le 30 septembre dans une ville près de chez vous.

En tant que syndicat dont les membres travaillent principalement dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l’agriculture, nous voulons profiter de cette occasion pour mettre en avant quelques groupes de différentes régions du pays qui travaillent pour la protection des systèmes alimentaires et de la souveraineté autochtones. Cette liste n’est pas complète, mais nous vous encourageons à soutenir ces initiatives et à vous renseigner davantage à leur sujet.

Centre de formation Tea Creek

Source: teacreek.ca

Tea Creek est une initiative axée sur la souveraineté alimentaire autochtone et la formation professionnelle, basée sur le territoire Gitxsan en Colombie-Britannique. Sa mission est de revitaliser la culture d’interdépendance économique et de production alimentaire qui était au cœur de la vie des peuples autochtones à travers les Amériques. Vous pouvez également visionner gratuitement un documentaire sur Tea Creek sur CBC Gem ici.

The Wild Basket (Le panier sauvage)

Source: thewildbasket.com

Le projet Wild Basket vise à transmettre les connaissances traditionnelles des ancêtres algonquins à la prochaine génération en récoltant les produits de la terre et en les vendant localement. Le projet est basé dans la Première Nation de Timiskaming (TFN), une communauté des Alqonquin Anishnaabeg dont le territoire traditionnel s’étend sur une grande partie du Québec et de l’Ontario.

Indigenous Food Systems Network (« Réseau des systèmes alimentaires autochtones »)

Le Réseau des systèmes alimentaires autochtones est un projet du Groupe de travail sur la souveraineté alimentaire autochtone (WGIFS). Le WGIFS a vu le jour en mars 2006, en réponse à la nécessité reconnue de faire entendre la voix des Autochtones dans les diverses réunions, conférences et discussions qui ont eu lieu dans le cadre du mouvement pour la sécurité alimentaire. Grâce à sa participation au rassemblement annuel du Réseau des systèmes alimentaires de la Colombie-Britannique et à des réunions de planification stratégique, le WGIFS a été créé dans le but de sensibiliser davantage aux enjeux, aux préoccupations et aux stratégies sous-jacents qui ont une incidence sur la sécurité alimentaire dans les communautés autochtones.

Tkà:nios- Ça pousse

Basé à Kahnawake, au Québec, Tkà:nios fait référence à la direction de la croissance depuis Ionkhi’nistenha tsi iohontsa:te (Notre Mère la Terre), né pour créer un espace de connaissance et de croissance en revenant à nos modes de subsistance, en favorisant notre connexion à la nourriture, les uns aux autres et à la terre.

Centre de guérison Unist’ot’en

Photo: Aaron Lakoff

Le centre de guérison Unist’ot’en, situé sur le territoire Wet’suwet’en en Colombie-Britannique, est une initiative culturelle visant à favoriser le bien-être, la résilience et la décolonisation, en reconnectant les peuples autochtones à leur terre, leur culture et leurs enseignements ancestraux.

Le centre de guérison offre un espace dédié à la guérison par la terre, au renforcement des liens communautaires et à la revitalisation des traditions autochtones afin de donner aux générations futures les moyens de se prendre en charge et de les aider à se remettre des effets néfastes de la colonisation sur plusieurs générations.