Les suppressions d’emplois à l’ACIA entraîneront une crise de la sécurité alimentaire au Canada

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Ottawa, le 28 janvier 2026 – Hier, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé d’importantes mises à pied dans le cadre d’un examen des dépenses gouvernementales ordonné par Mark Carney. Le Syndicat de l’Agriculture dénonce catégoriquement ces compressions, qui annoncent une crise imminente de sécurité alimentaire au Canada. Notre syndicat représente environ 4 000 employé·e·s de l’ACIA sur un effectif total d’environ 6 400. Les employé·e·s ont été convoqué·e·s à une rencontre de tout le personnel hier, où ils ont appris que 1 371 postes seraient touchés par des mesures de transition en matière d’emploi, et 587 postes seraient abolis dans le cadre des mesures d’austérité du gouvernement Carney. Il s’agit d’un coup dur impossible à absorber pour une agence déjà à bout de souffle. Le Syndicat de l’Agriculture implore le gouvernement de changer de cap.

« Quand on coupe dans la sécurité alimentaire, les conséquences sont claires. Plus de gens tomberont malades, davantage de volailles et de bétail mourront de la grippe aviaire et d’autres maladies, et notre industrie agroalimentaire en souffrira », explique Milton Dyck, président national du Syndicat de l’Agriculture. « Nos membres à l’ACIA veillent à la santé des plantes et des animaux et s’assurent que la nourriture dans votre assiette est sécuritaire. Ils méritent mieux que ces coupes irresponsables. Le Canada mérite mieux. »

Alors que la fonction publique fédérale a connu une croissance de 30 % au cours des dernières années, les effectifs de l’ACIA ont diminué de 3 % au cours de la dernière décennie. Cela alors que l’accélération des changements climatiques multiplie les risques liés à la salubrité des aliments, que l’administration Trump a sabré dans la Food and Drug Administration américaine, jetant ainsi le doute sur la qualité des importations alimentaires américaines, et que l’ACIA elle-même admet qu’elle n’est pas équipée pour gérer plusieurs urgences à la fois.

« Moins d’inspecteurs et d’inspectrices à l’ACIA signifie moins de travailleurs et travailleuses de première ligne pour intercepter les aliments qui devraient être rappelés », poursuit Dyck. « Et les rappels alimentaires ont augmenté de 150 % au cours de la dernière décennie. Faites le calcul, et ça n’augure rien de bon. Les experts en sécurité alimentaire nous répètent que l’ACIA ne peut pas encaisser d’autres coups, mais le gouvernement n’écoute pas. Il privilégie des économies à court terme au détriment de la santé de la population. »

Les Canadiennes et Canadiens font confiance à l’ACIA. Un récent sondage montre que 82 % d’entre eux estiment que l’ACIA contribue à assurer la salubrité des aliments vendus au pays. De plus, 61 % de la population croient que l’ACIA devrait être exemptée des compressions imposées par Mark Carney.

« On ne devrait pas faire payer la population en coupant dans les services publics qui nous protègent », ajoute Dyck. « Nous exigeons que le gouvernement respecte ses fonctionnaires, respecte le public et mette la sécurité alimentaire au premier plan. »

Pour toute demande des médias, veuillez contacter Aaron Lakoff, agent de communication pour le Syndicat de l’Agriculture : LakoffA@psac-afpc.com, 343‑596‑4400