Les compressions à Agriculture et Agroalimentaire Canada nuisent au personnel, aux fermes et à la planète

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Ottawa, le 26 janvier 2026 — Le Syndicat de l’Agriculture dénonce sans équivoque les récentes mises à pied à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), qui touchent environ 1 043 personnes à travers le pays. Notre syndicat représente 2 500 employé·e·s à AAC, tous essentiels à la santé et à la résilience de notre secteur agricole. De ce nombre, 494 de nos membres sont touchés par cette vague de compressions. Nos membres à AAC jouent un rôle essentiel dans la recherche agricole au Canada. Ils soutiennent les agriculteurs en atténuant les impacts des changements climatiques et des sécheresses, en menant des recherches novatrices et en maintenant la compétitivité de nos industries agroalimentaires sur la scène mondiale.

« Ces coupes vont saboter les avancées importantes que nous avons réalisées en recherche agricole et feront reculer de plusieurs décennies la recherche sur les produits alimentaires canadiens », affirme Milton Dyck, président national du Syndicat de l’Agriculture. « Nous avertissons depuis des mois le gouvernement fédéral des conséquences de couper encore dans un ministère déjà décimé. Il n’y a tout simplement plus de marge pour couper. »

Alors que la fonction publique fédérale a, dans l’ensemble, connu une croissance de 30 % au cours des dernières années, ce n’est pas le cas pour AAC. Les effectifs à AAC ont diminué de 14 % entre 2012 et 2025.

Les coupes à AAC incluent la fermeture de sept fermes et centres de recherche : la Ferme de recherche de Nappan en Nouvelle-Écosse, le Centre de recherche et de développement de Québec à Québec, le Centre de recherche et de développement de Guelph en Ontario, la Ferme de recherche de Portage la Prairie au Manitoba, la Ferme de recherche de Scott et la Ferme de recherche d’Indian Head en Saskatchewan, ainsi que le Centre de recherche et de développement de Lacombe en Alberta. Indian Head et Nappan faisaient partie des cinq fermes de recherche originales établies par le gouvernement canadien en 1887. La fermeture de ces centres représente la perte de plus d’un siècle de savoir et d’expertise. Les centres de recherche dont la fermeture est prévue ont été responsables de découvertes majeures dans les domaines de la production bovine durable, de la durabilité des cultures, de la salubrité et de la nutrition des aliments, ainsi que de l’agriculture sans travail du sol.

« La façon dont l’employeur a communiqué ces coupes à nos membres et au syndicat a été abrupte et totalement inattendue. Nos membres sont sous le choc », a poursuivi Dyck. « Le syndicat a appris la fermeture des centres de recherche en même temps que nos membres, sans aucun préavis concernant les détails des coupes. AAC a l’obligation de consulter le syndicat tout au long de ce processus. Ces coupes portent atteinte à la capacité d’AAC de répondre aux besoins en constante évolution du secteur agricole, qu’il s’agisse de s’adapter aux conditions environnementales changeantes, de développer de nouvelles variétés de produits agricoles résistants aux maladies ou d’assurer la salubrité des aliments. Alors que notre pays voisin au sud réduit ses investissements en recherche, ce n’est pas la voie que nous devrions suivre. »

Pour toute demande médiatique, veuillez contacter Aaron Lakoff, agent des communications du Syndicat de l’Agriculture : LakoffA@psac-afpc.com, 343-596-4400.

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