Le Syndicat de l’Agriculture marque la Journée internationale des femmes le 8 mars, et nous sommes extrêmement fiers de toutes nos membres qui luttent courageusement chaque jour contre le patriarcat, le sexisme, la queerphobie et la violence fondée sur le genre. Lutter pour des lieux de travail et des communautés plus sécuritaires, plus équitables et plus joyeux pour toutes et tous est au cœur du mouvement syndical.
Le 8 mars est une journée qui rend hommage aux femmes dans le mouvement syndical, mais c’est aussi une journée pour réfléchir et lutter contre la discrimination fondée sur le genre au Canada et dans le monde entier. Des femmes musulmanes du Québec confrontées au sexisme et à l’islamophobie au travail, aux femmes des pays déchirés par la guerre à travers le monde, en passant par les femmes autochtones qui, chez nous, sont les protectrices de la terre et de l’eau, notre solidarité ne connaît pas de frontières.
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous nous souvenons des luttes menées par les travailleuses du secteur public alors que le gouvernement fédéral s’apprête à imposer une règle injuste imposant quatre jours de présence au bureau. Des études ont montré que les politiques rigides de retour au bureau ont un impact disproportionné sur les femmes, qui continuent d’assumer une part plus importante des tâches domestiques et du travail non rémunéré. De nombreuses travailleuses comptent sur des conditions de travail flexibles pour concilier ces exigences, mais ces réalités sont ignorées par l’employeur. En réponse, l’AFPC a déposé une plainte pour pratique déloyale de travail afin de contester la nouvelle règle imposant la présence au bureau.
De plus, la dernière vague de suppressions d’emplois et de réductions d’effectifs annoncée par le gouvernement Carney devrait toucher le plus durement les femmes, les Autochtones et les personnes racisées. Comme l’a souligné le Centre canadien de politiques alternatives dans une étude récente, les femmes représentent 57 % des fonctionnaires, mais 59 % des suppressions d’emplois récentes les toucheront. Le Syndicat de l’Agriculture s’est opposé aux suppressions d’emplois pour tous les travailleurs et travailleuses que nous représentons, et nous le faisons en sachant que les femmes paient toujours le prix le plus élevé des mesures d’austérité.
Alors que le gouvernement fédéral continue de faire semblant de s’intéresser à l’égalité de genre, ses coupes budgétaires racontent une toute autre histoire. En cette Journée internationale des femmes, nous exigeons que le gouvernement canadien passe de la commémoration à l’action et abandonne ses mesures de suppression d’emplois et de retour obligatoire au bureau.

