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Nouvelles - Octobre 2008 Mois précédent Mois suivant
Les titres des nouvelles publiées au cours du ce mois sont énumérés ci-après. Cliquez sur le titre de votre choix pour voir le texte entier de l'article.
La Section locale de Nappan rend hommage à la communauté pour son soutie
dans sa lutte contre la fermeture de la ferme expérimentale
Selon Le Devoir de Montréal, les sondages révèlent une opposition écrasante
aux compressions budgétaires que les Conservateurs prévoient faire
à l'inspection des aliments
Message à nos membres : Notre nouveau président national aborde
les enjeux actuels et l’avenir du Syndicat de l’Agriculture
La Section locale de Nappan rend hommage à la communauté pour son soutien dans sa lutte contre la fermeture de la ferme expérimentale
(Affiché le 4 octobre 2008)
Il y a trois ans maintenant, la population de la région d’Amherst en Nouvelle-Écosse participait à la lutte réussie de notre syndicat contre la fermeture de la Ferme expérimentale de Nappan que voulait imposer le gouvernement libéral de l’époque.
Les membres de la Section 80058 du Syndicat de l’Agriculture ont voulu remercier à leur façon la population pour son aide dans la défense de l’installation de recherche vieille de 143 ans par un don de viande de catégorie A aux banques alimentaires du comté de Cumberland.

L’origine du don se trouve dans la photo ci-dessus – un bouvillon de 1 313 livres que les membres de la Section 80058 ont acheté. La secrétaire-trésorière de la Section, Julie Smith, est la deuxième sur la droite de la photo.
Dans la photo ci-dessous, de gauche à droite, on peut reconnaître Mike Wheaton, membre de la Section, Pat Wilson, coordonatrice de la banque alimentaire, John Gallant, membre de la Section, Robin McIvor, membre de la Section, et Traci Gowan, président de la Section, remettant la viande toute prête et emballée à une banque alimentaire locale.

Toutes nos félicitations aux membres de la Section pour leur don généreux aux personnes les plus dans le besoin de leur communauté.

Selon Le Devoir de Montréal, les sondages révèlent une opposition écrasante aux compressions budgétaires que les Conservateurs prévoient faire à l'inspection des aliments
(Affiché le 2 octobre 2008)
Les Québécois, plus que n’importe où ailleurs au Canada, ont été fortement concernés par la récente crise de listéria et par notre lutte syndicale pour une chaîne alimentaire sécuritaire et saine.
Le Devoir, quotidien de langue française fort respecté, a été le premier organe des médias à annoncer les résultats d’un récent sondage démontrant que la population est à 83 % opposée aux compressions prévues par le gouvernement Harper aux services d’inspection des aliments dans le prochain budget fédéral. Ce sondage d’opinion national a été effectué par Nonos Research ente le 20 et le 22 septembre.
Alors que les médias anglophones se sont largement concentrés sur Maple Leaf Foods, le Québec a connu ses propres problèmes de listériose dans son industrie du fromage.
Cet excellent article du Devoir, publié le 29 septembre, est reproduit intégralement ci-après :
Inspection des aliments : 80 % des consommateurs rejettent les compressions d'Ottawa
par Fabien Deglise
Un sondage révèle que les Canadiens veulent au contraire que davantage de fonds soient investis pour assurer la salubrité des aliments vendus au pays
Dans la foulée des récentes éclosions de listeria dans des fromages et de la charcuterie au pays, près de huit Canadiens sur dix estiment aujourd'hui que les compressions prévues par Stephen Harper dans les budgets fédéraux liés à l'inspection des aliments devraient cesser immédiatement. Pis, plus de la moitié de la population appelle au passage Ottawa à mettre davantage d'argent dans ce domaine, indique un sondage commandé par plusieurs groupes de défense de consommateurs et dont Le Devoir a obtenu copie.
Orchestré par la firme Nanos Research pour le compte d'Option consommateurs, de la Coalition canadienne de la santé et de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, le coup de sonde, dont les grandes lignes vont être dévoilées ce matin à Ottawa, est catégorique. Près de 83 % des 1200 répondants demandent, avec une marge d'erreur de 2,8 %
19 fois sur 20, que le projet fédéral de retrancher plusieurs millions de dollars des programmes d'inspection des aliments soit tout simplement mis au rancart. Cette mesure de l'opinion a été prise par téléphone entre le 20 et le 22 septembre dernier d'un océan à l'autre. Dans l'ensemble, 301 Québécois y ont pris part.
Les compressions envisagées par Ottawa ne semblent d'ailleurs être appuyées que par 7,3 % de la population, révèle le sondage pancanadien qui met également en lumière un autre aspect de l'opinion publique en matière de salubrité des aliments: 56 % des Canadiens veulent qu'Ottawa investisse plus d'argent pour assurer la sécurité et la salubrité des aliments vendus au pays.
«Ce n'est pas étonnant, a commenté Michel Arnold, directeur d'Option Consommateurs. Les consommateurs se rendent très bien compte que laisser une grande partie des responsabilités de l'inspection à l'industrie pourrait mettre leur santé en danger. Ils demandent donc aux politiciens de tous les partis de ne pas s'engager dans cette voie trop risquée.»
Au milieu de l'été, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a dû reconnaître en effet qu'elle travaillait actuellement sur la «révision stratégique de ses activités» d'inspection au pays. Dans le cadre de cette modernisation, l'Agence envisage d'ailleurs de remettre entre les mains d'une tierce partie, soit l'industrie agroalimentaire, une partie des activités d'inspection dans le secteur alimentaire. L'inspection des semences, de la nourriture d'animaux, l'étiquetage des produits de la viande, des fruits et des légumes, mais aussi une partie des services aux importateurs doivent être également touchés par ces réformes.
Au final, l'ACIA espère ainsi épargner chaque année 5 % de son budget annuel de 416 millions pour affecter ces quelque 20 millions de dollars à d'autres activités jugées plus prioritaires, sans toutefois préciser lesquelles. Notons toutefois que, selon les révélations faites par un ancien inspecteur de l'ACIA dans les pages du Globe and Mail à la fin août, l'usine Maple Leaf de Toronto, d'où est partie l'importante éclosion de listeria qui vient de secouer l'industrie agroalimentaire, faisait partie des établissements-pilotes où Ottawa teste depuis un an ses nouvelles règles d'inspection.
Toutes couleurs politiques unies
Au terme de cette importante crise sanitaire qui a fait 19 morts au Canada, mais aussi des préoccupations récentes liées à la découverte de mélamine dans du lait en Chine, c'est donc sans surprise que le renforcement de la salubrité et de l'innocuité des aliments au pays fait consensus au sein de la population. Et cette unanimité transcende même la couleur politique des répondants, indique le sondage de Nanos Research.
À preuve, qu'elles revendiquent une appartenance au Bloc québécois, au Parti libéral, au Parti conservateur ou au Nouveau Parti démocratique, les personnes sondées souhaitent en effet dans la même proportion (entre 55,5 % et 58,5 %) qu'Ottawa injecte de l'argent dans ces programmes au lieu d'amorcer des compressions. Toutefois, 10,8 % des bloquistes soumis à la question sont d'accord avec ces compressions, contre 5,9 % chez les libéraux, 7,7 % chez les conservateurs et... 1,2 % chez les représentants du Parti vert du Canada.
Les préoccupations de la population en matière d'innocuité des aliments alimentent depuis quelques semaines de temps en temps l'actuelle campagne électorale fédérale. La semaine dernière par exemple, Jack Layton s'est engagé à placer un inspecteur fédéral dans chaque usine de transformation de la viande au Canada. Le Parti libéral de Stéphane Dion avait promis plus tôt en septembre l'embauche de 100 inspecteurs de plus pour assurer la sécurité des Canadiens.
Ces Canadiens sont d'ailleurs plus inquiets dans l'ouest du pays, où l'idée d'accroître les investissements dans le domaine de l'inspection a fait vibrer 62 % des répondants, contre 49 % dans les provinces atlantiques. Le Québec (53 %) et l'Ontario (54 %) restent dans la moyenne à une différence près: c'est ici que l'on retrouve la plus grande proportion de répondants en faveur des compressions budgétaires: 12,6 % pour 7,3 % du côté d'Halifax, 6,5 % vers Toronto et 4,2 % près de l'autre océan.

Message à nos membres : Notre nouveau président national aborde les enjeux actuels et l’avenir du Syndicat de l’Agriculture
(Affiché le 1er octobre 2008)
Bob Kingston est le premier nouveau président national de notre Syndicat depuis près d’une dizaine d’années. En poste depuis à peine six semaines, Bob fait part de ses points de vue sur les grands enjeux qui attendent les membres du Syndicat de l’Agriculture au cours des semaines et mois à venir :
Consœurs et confrères,
Il y a à peine un mois de cela, j’étais élu à la présidence nationale de notre syndicat, et il en était de même de notre nouveau Conseil national. Je sais que je parle au nom de toutes et tous lorsque je dis que nous sommes prêts à affronter les défis qui nous attendent.
L’arrivée de la consœur Debbie Forsythe au bureau national en septembre a été particulièrement opportune. Le poste de vice-président(e) exécutif(ve), un des deux postes seulement élus à être à temps plein, est critique au bon fonctionnement et au succès de notre syndicat. Il s’agit véritablement d’un partenariat qui, selon moi, va s’avérer très bénéfique pour les membres du Syndicat de l’Agriculture.
Les quelques semaines qui se sont écoulées depuis notre Congrès ont déjà été fort occupées. Notre campagne pour venir à la défense du rôle de la Commission canadienne des grains – et de la sécurité d’emploi de nos membres à la CCG – a été couronnée de succès. Le projet de loi C-39 est mort au feuilleton avec le déclenchement des élections par le parti Conservateur.
Nous voici aujourd’hui à mi-chemin dans la campagne en vue de l’élection fédérale à l’issue de laquelle nous aurons choisi notre prochain employeur. Nous savons toutes et tous ce que cela veut dire! Afin d’aider le public et nos membres à choisir le nouveau gouvernement, nous avons lancé, en collaboration avec l’AFPC, une campagne encore plus ambitieuse sur la salubrité des aliments. Ceci est un autre exemple de la part d’un gouvernement conservateur qui cherche à diminuer et privatiser des services publics essentiels. Allez à http://www.foodsafetyfirst.ca/fr/index.html pour vous joindre à notre campagne, de contacter les candidats de votre circonscription, et surtout exercez votre droit de vote.
Sachez toutefois que nous n’avons pas mis de côté pour autant les besoins élémentaires de nos membres sur leurs lieux de travail, partout au pays! Pas un jour ne se passe sans que nous nous mettions au service de nos membres : que ce soit sur les lieux de travail, aux réunions des comités de consultation syndicale patronale, aux auditions de griefs et d’arbitrage, ou encore devant les tribunaux ou même au Parlement, mais aussi sur les lignes de piquetage.
Je suis aussi fier que nous soyons un syndicat qui cherche à collaborer avec l’employeur lorsque cela est dans l’intérêt de nos membres et lorsque l’employeur fait preuve de respect et de bonne foi.
Quant à l’avenir, j’y vois un Syndicat de l’Agriculture encore mieux à même de faire des pressions sur les politiciens et de les influencer, de même que le grand public, pour promouvoir les enjeux auxquels sont confrontés nos membres, et leurs valeurs.
Pour y parvenir, il va nous falloir communiquer davantage : plus d’éducation pour les militants et aussi plus d’action politique, au Parlement et dans les communautés du pays. Non pas comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen pour arriver à une fin – pour obtenir la sécurité et la prospérité pour nos membres et leurs familles.
Pour atteindre nos buts, nous ne devons pas perdre de vue les nombreuses et importantes victoires remportées par les dirigeant(e)s et militant(e)s des sections locales de notre syndicat, dans toutes les provinces de ce pays. Nous sommes animé(e), toutes et tous, de la ferme conviction qu’il nous faut aller de l’avant en nous appuyant sur nos forces. Nous allons continuer de lutter pour atteindre de nouveaux niveaux de service et de représentation.
Je me réjouis à l’idée de travailler à vos côtés au cours des prochaines années.
Syndicalement,
Bob Kingston
Président national

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