Les titres des nouvelles publiées au cours du ce mois sont énumérés ci-après.
Cliquez sur le titre de votre choix pour voir le texte entier de l'article. |
Petit guide à l'intention des délégués pour tirer
le plus grand défi possible du Congrès du Syndicat de l'Agriculture -
THÈME No 3 : Règles de procédure au Congrès
Petit guide à l'intention des délégués pour tirer
le plus grand défi possible du Congrès du Syndicat de l'Agriculture -
THÈME No 2 : Résolutions au Congrès
Le point sur les examens des classifications EG et GL à Agriculture
et Agroalimentaire Canada
Les agriculteurs de la Nouvelle-Écosse et la population se joignent à nos membres pour sauver la ferme expérimentale de Nappan
Petit
guide à l'intention des délégués pour tirer le plus grand défi
possible du Congrès du Syndicat de l'Agriculture -THÈME
No 3 : Règles de procédure au Congrès
(affiché le 28 juin 2005)
Les
délégués au Congrès sont investis d'une grande responsabilité.
Au cours des trois brèves journées que va durer notre Congrès
national, ils vont devoir débattre de résolutions et voter sur
celles-ci, arrêter un budget pour les trois prochaines années,
et élire les dirigeants nationaux et régionaux, ainsi que les
délégués au Congrès de l'Alliance.
Les
règles de procédure sont en quelque sorte la « feuille
de route » qui guidera les délégués lors de leur participation
aux délibérations du Congrès. Conformément à la tradition parlementaire
de longue date, les règles de procédure garantissent que les
débats et discussions se déroulent de façon ordonnée et dans
le plus grand respect de chacun et chacune.
Bien
que les règles de procédure semblent à première vue plutôt déconcertantes,
en fait la plupart des délégués les comprendront très rapidement.
Si certain(e)s se retrouvent dans des situations un peu difficile,
la personne qui préside le Congrès sera en mesure de les aider.
Il
n'est pas nécessaire de passer en revue toutes les règles de
procédure. Il convient cependant que tous les militants du Syndicat
de l'Agriculture en connaissent au minimum les fondements.
Tout
d'abord, voici quelques définitions : le thème ou la proposition
du débat est avancé sous la forme d'une « motion ».
La personne qui propose la motion en devient « l'auteur(e) ».
Toutefois, avant de pouvoir être débattue, une motion doit être
immédiatement appuyée par un(e) autre délégué(e), que l'on appelle
le (la) « secondeur». Lorsqu'une motion est dûment « proposée »
et « appuyée », elle peut alors faire l'objet d'un
débat et devenir une résolution.
Les
règles de procédure sont adoptées dès le début du Congrès, aussitôt
après le discours d'ouverture du Président national. Généralement,
un membre de l'Exécutif national « propose » et un
autre « appuie » une motion concernant l'adoption
des règles de procédure. Le débat des délégués sur une motion
est présidé par la personne qui préside le Congrès, laquelle
fera appel aux règles de procédure pour s'assurer que le débat
se déroule de façon convenable.
Chaque
délégué(e) a le droit de proposer et de discuter une motion
quelconque, à la condition que celle-ci soit conforme aux règles
de procédure.
Habituellement,
toute motion déposée devant le Congrès fait l'objet d'un débat.
Certaines motions ne peuvent par contre pas faire l'objet d'un
tel débat, notamment les suivantes :
- motion d'ajournement;
- motion faisant appel
de la décision du(de la) président(e) de séance (sauf que
le(la) président(e) peut expliquer sa décision);
- rappel au Règlement
(lorsqu'un(e) délégué(e) est d'avis que les règlements n'ont
pas été correctement respectés);
- question de privilège
(lorsqu'un(e) délégué(e) est d'avis que ses intérêts personnels
ont été attaqués);
- motion de suspension
des règles de procédure;
- motion de dépôt d'une
motion;
- motion de report,
de renvoi ou de réexamen d'une motion (sauf qu'il est possible
de débattre du bien-fondé ou de l'opportunité de ces trois
situations);
- motion sur la question
préalable (pour mettre fin au débat sur une motion particulière),
et
- motion de constitution
en comité plénier.
Un(e)
délégué(e) au Congrès qui désire prendre la parole, se lève,
se présente à un micro et attend que le(la) président(e) du
Congrès lui donne la parole. Le(la) délégué(e) commence par
donner son nom, puis indique la section qu'il(elle) représente
et la raison pour laquelle il (elle) veut prendre la parole.
Un(e)
délégué(e) ne peut pas présenter une motion aussitôt après avoir
pris la parole sur une question. Il doit y avoir un intervalle
de temps entre le discours et la motion. Un(e) délégué(e) peut
décider de refuser la possibilité de prendre la parole, et de
présenter directement une motion.
Aucun(e)
délégué(e) ne peut prendre la parole plus d'une fois sur une
même motion tant que toutes les personnes qui désirent s'exprimer
aient pu le faire. Au cas où l'auteur(e) ou le(la) secondeur
prendrait la parole une deuxième fois, aucun autre débat ne
peut avoir lieu sur la motion.
Tant
que les règles de procédure sont respectées, tous les délégués
ont le droit d'exprimer leur opinion sur toute motion présentée
devant le Congrès, sans être interrompus ou gênés. Bien qu'il
soit acceptable d'attaquer la motion ou son intention, il n'est
jamais permis d'attaquer l'auteur(e) de la motion, le(la) secondeur
ou tout(e) délégué(e) qui prend la parole en faveur de ladite
motion.
La
pratique veut que les délégués utilisent la « troisième
personne », évitant ainsi de faire référence à tout(e)
autre délégué(e) par son nom. Cette coutume évite que les débats
dégénèrent en un échange personnel ou en désaccord violent.
Il peut être fait référence aux délégués comme suit : « le(la)
président(e) du comité », « l'auteur(e) de la motion »,
« la personne qui a pris la parole auparavant », « la
consour ou le confrère », etc.
Petit
guide à l'intention des délégués pour tirer le plus grand défi
possible du Congrès du Syndicat de l'Agriculture -THÈME
No 2 : Résolutions au Congrès
(affiché le 8 juin 2005)
Chaque
section du Syndicat de l'Agriculture a la possibilité de faire
parvenir des résolutions sur des enjeux et autres préoccupations
de ses membres, à des fins d'examen par les délégués à notre
Congrès national triennal. Le Conseil national peut lui aussi
présenter des résolutions.
Quatre
comités distincts sont chargés de superviser l'ensemble du processus,
soit les comités des Statuts, des Finances, de la Négociation
collective, et des Questions générales. Chacun d'entre eux doit
respecter les attributions qui sont fixées dans nos Statuts.
Du fait que les travaux de ces comités se produisent avant et
durant le Congrès, tous les membres des comités en question
sont eux-mêmes des délégués.
Trois
jours avant la tenue du Congrès, les comités se réunissent officiellement
pour examiner l'ensemble des résolutions. Bien qu'ils n'aient
peut-être pas présenté leurs propres résolutions, les comités
n'en sont pas moins autorisés à regrouper deux ou plusieurs
résolutions présentées en une « résolution mixte ».
La
période pendant le Congrès durant laquelle chacun des quatre
comités présente son rapport, ou - en d'autres mots - avance
ses résolutions, est fixée à l'avance dans l'ordre du jour.
Le (la) président(e) de chaque comité présente les résolutions
une à une. Afin que chaque résolution soit officiellement présenté
aux délégués du Congrès, le (la) président(e) indiquera quel
membre du comité a proposé la motion et quel membre l'a appuyée.
Pour
chaque résolution, le Comité devra faire une recommandation
aux délégués, soit l'accepter ou la rejeter. Les délégués qui
désirent prendre part à la discussion ou au débat sur une résolution
particulière, prendront place derrière l'un des microphones
dans la salle du Congrès.
Le
(la) président(e) du Congrès préside les débats, afin de s'assurer
qu'ils se déroulent conformément aux règles de procédure du
Congrès et que chaque délégué qui désire prendre la parole sur
une motion a la possibilité de le faire.
Les
délégués qui souhaitent prendre la parole sont identifiés par
le (la) président(e) et « ont la parole ». Selon l'habitude,
que ce soit suivant les règles de procédures ou selon les instructions
des délégués eux-mêmes au Congrès, on limite le temps de parole
accordé à chaque personne qui veut présenter ses points de vue.
Une
fois que toutes les personnes qui voulaient prendre la parole
ont pu le faire, ou bien si le Congrès a appuyé une motion d'un(e)
délégué(e) pour mettre fin au débat, on demande la tenue d'un
vote. En règle générale, un vote à mains levées est suffisant
pour décider de l'issue d'une motion. S'il subsiste un doute
sur le résultat, le(la) président(e) procède à un vote par assis
et levé (c'est-à-dire que les déléguées se lèvent durant la
tenue du vote).
Une
fois adoptée, une résolution se transforme en politique de notre
syndicat.
Quel
que soit le thème abordé, les résolutions du Congrès peuvent
être divisées en deux grandes catégories, soient celles qui
concernent uniquement le Syndicat de l'Agriculture et ses membres,
et celles qui ont des répercussions sur l'ensemble des membres
de notre agent négociateur, c'est-à-dire l'Alliance de la fonction
publique du Canada. Dans ce dernier cas, après avoir été adoptée
par notre Congrès, une telle motion est soumise l'année suivante
à l'examen des délégués - y compris les membres du Syndicat
de l'Agriculture - au Congrès triennal de l'Alliance.
ATTENTION.
Lorsque
les délégués au Congrès votent sur une résolution, ils votent
sur la recommandation du comité concerné et non pas sur la résolution
elle-même , ce qui peut parfois semer la confusion.
Le tableau ci-après simplifie la situation en indiquant comment
un délégué votera dans chacun des quatre cas possibles :
RECOMMANDATION
DU COMITÉ |
ATTITUDE
DU (DE LA) DÉLÉGUÉ(E) ENVERS LA RÉSOLUTION |
LE(LA)
DÉLÉGUÉ(E) VOTERA : |
ACCEPTATION
|
Appuie
la résolution |
En
faveur de la recommandation |
Rejette
la résolution |
Contre
la recommandation |
REJET
|
Appuie
la résolution |
Contre
la recommandation |
Rejette
la résolution |
En
faveur de la recommandation |
Le
point sur les examens des classifications EG et GL à
Agriculture et Agroalimentaire Canada
(affiché le 2 juin 2005)
Bien
que le processus ait été souvent long et pénible, des progrès
n'en ont pas moins été enregistrés lors des examens des classifications
des groupes EG et GL pour nos membres à Agriculture et
Agroalimentaire Canada.
GROUPE
GL :
En
ce qui a trait au groupe GL, le comité de travail se réunira
au début du mois de juin pour se pencher sur les descriptions
de travail génériques révisées, lesquelles ont été rédigées
à la première réunion.
Notre
représentant syndical, Gerald Dwyer, y participera et nous fera
part de ses réactions dans des rapports périodiques.
À
cette réunion de juin, le comité travaillera avec les représentants
de la Division de l'apprentissage pour mettre au point un profil
des compétences pour le groupe, dans le cadre de l'initiative
entreprise par le Ministère pour que toutes les classifications
aient de tels profils.
Un
employeur vient d'envoyer un sondage à tous les employés GL
qu'ils sont priés de remplir et de lui renvoyer. L'examen des
descriptions de travail, les sondages et les discussions qui
ont actuellement lieu avec les gestionnaires et les employés
sont autant d'éléments qui seront pris en compte pour élaborer
les profils de compétence.
GROUPE
EG :
L'outil
(déjà élaboré) de rédaction des descriptions de travail pour
le groupe EG a été utilisé dans les provinces des Prairies un
peu plus tôt cette année. Le Ministère a décidé de procéder
à des examens sur place pour s'assurer que l'outil en question
a été utilisé comme il se doit et qu'il répond bien aux besoins
de l'organisation.
Ainsi,
un certain nombre d'agents de classification sont allés à divers
sites et y ont rencontré près de 200 EG, à la fin de mars et
au début d'avril, dans le but d'examiner les nouvelles descriptions
de travail, de discuter des récents travaux et de demander aux
titulaires des postes de répondre à un autre questionnaire sur
leur travail.
Les
données ainsi recueillies devaient avoir été examinées plus
tard en mai, après quoi un rapport doit être présenté à la direction
d'ici à la fin juin. Nous espérons que les résultats de cet
examen seront publiés et mis en *uvre peu de temps après.
Nous
espérons par ailleurs qu'une grande partie du travail concernant
toutes les autres provinces sera terminée d'ici à la fin octobre,
et que les résultats seront mis en application avant la fin
de l'année. Selon nous, les choses ne vont pas beaucoup avancer
cet été du fait que le personnel de la direction et nos membres
seront probablement en congé au cours de cette période.
Nous
allons poursuivre nos discussions sur les examens des classifications
EG et GL lors de nos réunions avec la direction, à propos desquelles
nous vous ferons parvenir des mises à jour périodiques.
Les
agriculteurs de la Nouvelle-Écosse et la population se joignent
à nos membres pour sauver la ferme expérimentale de Nappan
(affiché le 1 juin 2005)
La
lutte menée par nos membres pour que la ferme expérimentale
de Nappan reste ouverte a reçu un énorme appui le 29 mai de
la part des agriculteurs et citoyens de la région d'Amherst.
En
effet, plus de 300 personnes venues de différentes villes entre
Halifax et Moncton ont assisté à la manifestation organisée
sur le thème « Sauvez la ferme ». Les manifestants
venaient de la communauté agricole, du monde syndical et de
la population dans son ensemble.
Cet
événement était co-organisé par le Syndicat de l'Agriculture,
la Cumberland County Federation of Agriculture, la Nova Scotia
Federation of Agriculture et l'Alliance de la fonction publique
du Canada.
Le
gouvernement fédéral avait fait savoir qu'il fermerait la ferme
de Nappan, une installation de recherche vieille de 140 ans,
située près de Amherst, afin de faire des économies.
Le
Président national du Syndicat de l'Agriculture, Yves Ducharme,
a délivré un fort message aux manifestants, au nom de tous nos
membres.
« En
tant que syndicat et société, nous ne pouvons rester inactifs
pendant que le gouvernement réduit les fonds consacrés à la
recherche. Cette installation de petite taille a une riche histoire
dans le domaine de la recherche et a toujours appuyé l'industrie
du bouf. La présence de nombreuses personnes à cette manifestation
est bien la preuve que Nappan mérite le soutien qui lui est
donné. »
«
Équilibrer le budget sur le dos de ces travailleurs et travailleuses
n'est certainement pas quelque chose que nous appuyons. Ces
employé(e)s ont donné de nombreuses années de service à l'industrie
du bouf dans les provinces de l'Atlantique, aussi ont-ils le
soutien total du Syndicat de l'Agriculture dans les démarches
qu'ils entreprennent pour conserver leurs emplois à Nappan. »
Jeannie
Baldwin, vice-président exécutive nationale de l'AFPC pour la
région de l'Atlantique a aussi parlé de maintenir Nappan ouvert.
« À
qui profite exactement cette fermeture? Sûrement pas à
la communauté agricole, encore moins à la population canadienne
qui compte sur elle pour mettre de la nourriture dans ses assiettes,
ni même aux petites collectivités comme celles de la région
d'Amherst qui tirent leurs revenus de ces emplois de la fonction
publique. »
La
manifestation a bénéficié d'une grande couverture médiatique
dans toute la province. Plusieurs milliers de personnes ont
déjà signé une pétition de la Nova Scotia Federation of Agriculture
demandant au gouvernement libéral de ne pas fermer Nappan.
Bill
Casey, député conservateur, a déclaré que la ferme ne devrait
pas fermer ses portes tant que le ministre de l'Agriculture
n'aura pas constaté en personne les conséquences d'une telle
fermeture.
Pris
au dépourvu, le candidat libéral désigné pour se présenter contre
Casey lors de la prochaine élection fédérale, a déclaré que
son propre parti avait pris une mauvaise décision.
Droits
de reproduction et de diffusion réservés © 2005-2008
Syndicat de l'Agriculture |